À quelques heures d’un scrutin présidentiel décisif, Kabinet Komara remet la paix au centre du débat. L’ancien Premier ministre, au nom des anciens chefs de gouvernement de la République, exhorte les Guinéens à opposer une résistance ferme à toutes les formes de violence, dans un contexte électoral où l’histoire récente invite à la prudence et à la responsabilité collective.
Conscient des attentes du peuple guinéen, mais aussi des risques inhérents à tout processus électoral, l’ex-locataire du Palais de la Colombe rappelle l’impératif de préserver l’essentiel : la cohésion nationale. « Nous réaffirmons notre attachement à la culture de la paix, à la promotion et au renforcement de l’unité nationale, ainsi qu’à la protection du vivre-ensemble », affirme Kabinet Komara, plaçant son message sous le sceau de la sagesse institutionnelle et de l’expérience de l’État.
Au-delà des mots, l’appel se veut inclusif et sans ambiguïté. Citoyens, acteurs politiques, leaders religieux, autorités traditionnelles, femmes et jeunes sont invités à jouer pleinement leur rôle de gardiens de la paix. Résister à la violence, précise-t-il, c’est refuser aussi bien les excès verbaux que les agressions physiques ou les pressions psychologiques, autant de dérives susceptibles d’empoisonner le climat post-électoral.
En filigrane, Kabinet Komara s’adresse à une nation souvent éprouvée par les convulsions politiques. Il en appelle à un sursaut de maturité démocratique, à l’intérieur comme au sein de la diaspora, afin que l’échéance électorale ne soit pas une fracture de plus, mais une étape vers la stabilité.
À la veille du verdict des urnes, cet appel résonne comme un rappel solennel : au-delà des ambitions et des divergences, la paix demeure la première victoire à préserver.
Amadou Diallo





































