Malgré les opérations d’assainissement régulièrement organisées par les autorités, l’insalubrité continue de gagner du terrain à Conakry. Entre tas d’ordures, caniveaux obstrués et eaux stagnantes, la capitale guinéenne peine à offrir un cadre de vie sain à ses habitants. Face à cette situation, l’Association guinéenne de la culture au service de l’environnement appelle à une mobilisation générale.
Dans plusieurs quartiers de Conakry, les signes de la dégradation du cadre de vie sont visibles : des montagnes d’immondices jonchent les abords des routes, s’entassent près des habitations et envahissent les marchés. À cela s’ajoutent des eaux usées stagnantes, notamment dans les caniveaux, accentuant les risques sanitaires.
Lors d’une conférence de presse tenue jeudi 12 mars, l’Association guinéenne de la culture au service de l’environnement a dénoncé la persistance de cette situation et appelé à des mesures urgentes.
Son président, Christophe Fakaba Koundouno, estime que la lutte contre l’insalubrité doit être érigée en priorité nationale.
« Nous avons réfléchi à des pistes de solutions, notamment pour la commune de Lambanyi. La question de la salubrité devrait être une priorité nationale. Après des années d’efforts, nous estimons qu’il est nécessaire de tirer une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Malheureusement, les dépotoirs sauvages refont surface », a-t-il regretté.
Il a également invité les présidents des délégations spéciales communales à assumer pleinement leurs responsabilités dans la gestion de l’assainissement.
« Ils ont la responsabilité de faire en sorte que nos communes reflètent la volonté des autorités de vivre dans un environnement sain. Ils doivent s’impliquer davantage dans la gestion locale pour améliorer la salubrité », a-t-il insisté.
Les responsables de l’ONG ont par ailleurs souligné que la lutte contre l’insalubrité commence au niveau des ménages, notamment à travers le tri des déchets et l’adoption de bonnes pratiques d’hygiène. Ils appellent ainsi à une prise de conscience collective.
« Nous appelons l’ensemble des acteurs — politiques, organisations de la société civile, autorités communales, artistes et influenceurs — à unir leurs efforts pour trouver des solutions durables à ce problème », a lancé Christophe Fakaba Koundouno.
Dans cette dynamique, l’association ambitionne de faire de la commune de Lambanyi un modèle de salubrité à travers des campagnes de sensibilisation, notamment dans les écoles et les quartiers.
« Nous allons lancer des actions de proximité, y compris des campagnes de porte-à-porte pour sensibiliser les citoyens », ont annoncé les initiateurs.
Présente à cette rencontre, l’artiste Mbalou Original a également plaidé pour un changement de comportement afin de faire de Conakry une ville plus propre, à l’image de certaines capitales de la sous-région ouest-africaine.
Elle a invité les citoyens à accompagner les efforts des autorités dans ce sens. « Il faut que chacun accepte de s’impliquer pour atteindre cet objectif. J’appelle tous les Guinéens à se donner la main afin de faire de Conakry une ville propre », a-t-elle exhorté.
Marliatou Sall





































