Au lendemain du glissement de terrain meurtrier qui a coûté la vie à 15 personnes à Manéah, dans la préfecture de Coyah, l’honorable Cheick Tidiane Traoré, vice-président de l’AFP, interpelle à la fois les autorités et les populations. Pour lui, ce drame est la conséquence de manquements collectifs qu’il faut corriger de toute urgence.
Dans un entretien accordé à notre rédaction ce mercredi 27 août, l’ancien député a exprimé sa profonde indignation face à la tragédie :
« C’est triste ce qui s’est passé à Manéah. Mes sentiments sont des sentiments de compassion, de condoléances et d’encouragements aux sinistrés. Mais c’est une responsabilité partagée. Il faut tirer les leçons du passé », a-t-il déclaré.
Cheick Tidiane Traoré a mis en garde les populations contre la construction dans des zones non sécurisées, notamment celles exposées aux risques d’éboulement. Il a également interpellé l’État et les élus locaux :
« Que les autorités administratives et locales arrêtent d’accorder des permis de construire dans des zones à risques. Cet endroit est un flanc de montagne, une carrière. Je ne pense pas que des études géotechniques aient été réalisées à ce niveau… Il y a trop de manquements, aussi bien du côté des populations, des élus, que des services déconcentrés de l’État et des bureaux d’études », a-t-il dénoncé.
Avant de conclure :
« Il faut que cela cesse, pour que de tels drames ne se reproduisent plus. »
Marliatou Sall






































