À trois semaines de l’élection du 28 décembre, l’Ong Stat Views International livre une radiographie précise des priorités des Guinéens. Eau, routes, santé, électricité, insécurité alimentaire : les candidats sont désormais fixés sur les attentes réelles du pays.
Les membres de l’Ong Stat Views International ont publié, ce jeudi 4 décembre, les résultats de leurs enquêtes d’opinion menées à l’échelle nationale. Objectif : identifier les préoccupations majeures de la population à l’approche de la présidentielle.
Selon les données présentées, les citoyens placent en tête l’accès à l’eau potable (57 %), un problème généralisé, particulièrement aigu dans plusieurs régions. Viennent ensuite les infrastructures routières (50 %), suivies de la santé (36 %).
L’électricité arrive en quatrième position au niveau national, mais devient la première priorité à Conakry, selon le directeur général de l’ONG, le Dr Aliou Barry.
Il souligne également la montée en force d’un nouveau défi : l’insécurité alimentaire, désormais dans le top 5 des préoccupations. Dans la capitale, 40 % des habitants citent la faim comme priorité. D’autres préoccupations varient selon les régions, notamment le chômage, particulièrement cité à Conakry, et l’éducation, plus marquée à Faranah et N’Zérékoré.
Priorités régionales contrastées
- Boké : santé, routes, eau, chômage et famine.
- Kindia : eau en premier, puis routes, électricité, santé et famine.
- Mamou : l’eau domine (71 %), suivie des routes, de la santé, de la famine et de l’insécurité.
- Labé : routes en tête, puis eau, électricité, santé et éducation.
- Faranah : eau, puis éducation, routes, santé et électricité.
- Kankan : eau et routes largement devant, suivies d’électricité, santé et faim.
- N’Zérékoré : eau, routes, santé, électricité et éducation.
Malgré ces nuances, un constat traverse toutes les régions : les routes figurent systématiquement dans le trio de tête des priorités, à l’exception partielle de Conakry. Une demande forte qui traduit, selon l’Ong, l’urgence d’améliorer la mobilité, l’accès aux marchés et aux services sociaux essentiels.
Marliatou Sall






































