Après plus de deux semaines de négociations tendues, le gouvernement et le SLECG ont signé dans la nuit de lundi à mardi un protocole d’accord mettant fin au blocage dans le secteur de l’éducation. Les discussions, conduites sous la médiation du CNDS et la facilitation de l’IGAP, ont été décisivement orientées par le président du CNDS, Dr Alia Camara.
Parmi les principaux acquis figure la révision du statut particulier de l’enseignement pré-universitaire et technique, dont un projet révisé est déjà transmis aux autorités. La reprise des travaux est prévue pour février 2026, avec un focus sur les primes et indemnités.
Les enseignants obtiennent des augmentations substantielles :
- Prime de préparation : 300 000 GNF en février 2026, puis 500 000 GNF en juillet.
- Prime de craie : 300 000 GNF en février, puis 500 000 GNF en juillet.
- Prime de documentation : portée à 1 500 000 GNF par an.
Les avantages du décret du 24 janvier 2024 seront étendus aux enseignants titulaires de grades académiques, avec instruction aux structures éducatives de transmettre les listes des bénéficiaires.
Le gouvernement annonce aussi le déblocage des salaires de juillet–août 2025 et des primes amputées, avec réouverture de la plateforme FUGAS pour traiter les cas en souffrance depuis décembre 2023. Une commission DGFP–IGAP–syndicats devra finaliser les déblocages avant fin décembre.
Le reclassement des enseignants admis aux examens professionnels est attendu dès janvier 2026. Concernant les contractuels non retenus, l’exécutif maintient l’accès à la fonction publique par concours, tout en invitant les syndicats à sensibiliser les candidats, qui seront prioritaires aux prochains tests.
Les deux parties saluent un « esprit de responsabilité » et conviennent de suspendre les autres revendications du mémorandum jusqu’en février 2026.






































