La Direction générale des élections (DGE) a clôturé, ce samedi à Kindia, un atelier national consacré à l’évaluation des scrutins référendaire et présidentiel. Cette rencontre, organisée avec l’appui des partenaires du processus électoral, a permis de passer au crible l’organisation et le déroulement des deux dernières consultations électorales en Guinée.
Pendant plusieurs jours, les participants ont analysé les forces et les insuffisances du dispositif électoral. À l’issue des travaux, des acquis ont été mis en avant, des difficultés relevées et des recommandations formulées, dans l’objectif d’améliorer la crédibilité et l’efficacité des prochaines échéances.
Prenant la parole lors de la cérémonie de clôture, la directrice générale de la DGE, Djenabou Touré, a levé un coin du voile sur la suite du calendrier électoral. « Nous avons plusieurs élections à organiser : les législatives, les communales, les régionales et, enfin, les sénatoriales. L’ensemble du processus se déroulera conformément aux dispositions du Code électoral adopté le 27 septembre 2025 », a-t-elle assuré.
Dans cette perspective, la DGE a déjà élaboré un tableau de bord juridique ainsi qu’un projet de chronogramme électoral. Ces documents seront transmis au Président de la République, seul compétent pour fixer les dates officielles des scrutins. « Nous avons recensé tous les délais légaux : J-90 pour la fixation de la date des élections, J-60 pour la convocation du corps électoral, sans oublier les délais incompressibles liés au dépôt des candidatures », a précisé la responsable de l’institution.
Autre annonce majeure : l’introduction d’un nouveau mode de scrutin en Guinée. Selon Djenabou Touré, le pays s’achemine vers un système combinant des scrutins uninominaux et plurinominaux. « Certaines circonscriptions disposeront de deux, trois ou quatre députés, en fonction de la population et de la superficie du territoire », a-t-elle expliqué, soulignant que cette répartition a été établie avec l’appui de l’Institut national de la statistique.
La directrice générale de la DGE a enfin insisté sur le cadre légal encadrant cette réforme électorale. Le nouveau dispositif, a-t-elle rappelé, est clairement défini dans la loi électorale, notamment à travers un tableau de répartition précis des sièges, censé garantir une meilleure représentativité des territoires.
Saliou Keita






































