Alors que le pays s’apprête à vivre des fêtes de fin d’année dans un contexte politique sensible, le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) a pris une décision qui, si elle peut paraître austère, relève d’une prudence salutaire : l’interdiction des feux d’artifice sur tout le territoire guinéen jusqu’au 5 janvier 2026.
Annoncée à la télévision nationale jeudi dernier, cette mesure vise à protéger les citoyens et à préserver l’ordre public. Comme l’a expliqué le Général de 2ème section Ibrahima Kalil Condé, le ministre du MATD, il s’agit avant tout de prévenir tout accident, tout incident susceptible de troubler la quiétude collective. Une logique simple, presque élémentaire, mais ô combien nécessaire dans ces périodes de fêtes et, surtout, à 72 heures d’un scrutin présidentiel où la responsabilité de chacun est mise à l’épreuve.
Il ne s’agit pas d’une nouveauté. En Guinée, la suspension des artifices lors de grands événements, qu’ils soient nationaux ou politiques, a longtemps été une pratique visant à garantir la sécurité. Mais cette année, la mesure prend une dimension particulière. Elle n’est pas seulement symbolique : elle est un appel à la prudence, au civisme et au respect de la vie collective, rappelant à chaque citoyen que la sécurité n’est pas un luxe, mais un devoir partagé.
Dans ce contexte, il appartient aux services compétents de faire respecter strictement cette décision. Et au-delà de la simple application de la loi, c’est un message clair qui est adressé à tous : la fête peut être joyeuse sans mettre en danger sa vie ni celle des autres. En cette fin d’année 2025, la Guinée choisit la responsabilité plutôt que l’imprudence, la sécurité plutôt que le spectacle. Un choix qui, en ces heures sensibles, est bien plus qu’un décret : c’est un acte de citoyenneté.
Amadou Diallo





































