Lors d’une rencontre consacrée à la validation d’un guide de bonnes pratiques en gestion des conflits, le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) a plaidé pour un changement de perception sur les jeunes de l’axe Hamdallaye-Kagbelen, souvent assimilés à des fauteurs de troubles.
Selon le secrétaire général du MATD, Mohamed Sikhé Camara, la cohésion sociale et la gouvernance de proximité demeurent des priorités pour le gouvernement guinéen.
« Notre pays, comme tant d’autres dans la sous-région, fait face à des défis multiformes liés à la cohésion sociale, à la gouvernance de proximité et à la gestion des tensions communautaires. Dans ce contexte, la prévention des conflits à la base est une priorité du gouvernement », a-t-il déclaré.
Le ministère entend ainsi renforcer les capacités locales et fournir des outils pratiques permettant d’anticiper et de résoudre les conflits de manière pacifique.
« La paix n’est pas seulement l’absence de conflit ; elle est avant tout le fruit d’un engagement quotidien, collectif et inclusif en faveur du dialogue, de l’écoute et du respect mutuel », a ajouté M. Camara, présentant le Projet de promotion de la participation des jeunes hommes et femmes à la consolidation de la paix dans les quartiers de l’axe Hamdallaye-Kagbelen.
Le responsable a tenu à réhabiliter l’image d’une jeunesse souvent stigmatisée :
« Les jeunes, trop souvent perçus comme de potentiels fauteurs de troubles, sont en réalité des acteurs stratégiques du changement, porteurs d’innovation sociale et de solutions durables. Leur implication dans la prévention et la gestion des conflits est non seulement souhaitable, mais indispensable. »
Pour le MATD, la consolidation de la paix repose sur une participation active et organisée de la jeunesse et des femmes, souvent marginalisées des processus décisionnels. Le guide validé se veut un outil d’opérationnalisation des politiques publiques de prévention des conflits, intégrant les réalités locales de l’axe Hamdallaye-Kagbelen et valorisant les solutions endogènes issues du terrain.
« La paix se construit pas à pas, main dans la main, en renforçant la confiance et en donnant une voix à ceux qui en sont trop souvent privés », a conclu M. Camara.
Saliou Keita




































