Conakry, 2 octobre 2025 – À l’occasion de la célébration du 67ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée, le ministre du Travail et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, a livré un message empreint de lucidité et de patriotisme. Devant les caméras, il a rappelé que la véritable indépendance du pays ne peut se concevoir sans la maîtrise de ses propres ressources humaines et sans une culture du travail solide.
« La souveraineté économique ne peut réussir si nous ne développons pas nos propres capacités pour faire face à nos défis de développement », a-t-il déclaré d’un ton ferme, avant de saluer l’ensemble des travailleurs et employeurs du pays pour leur engagement quotidien.
Le ministre a souligné que le capital humain reste le pilier de toute ambition nationale. En écho à la devise guinéenne – Travail, Solidarité, Justice –, il a rappelé que « nos devanciers l’ont compris dès l’acquisition de l’indépendance politique ». Pour lui, le travail et la justice constituent les fondements de la souveraineté économique à laquelle aspire la Guinée.
« Cela veut dire qu’il faut qu’on se mette au travail : plus d’emplois pour les Guinéens, plus de formation pour renforcer le capital humain, mais aussi plus de productivité. Cela suppose un appui continu aux travailleurs et aux employeurs », a-t-il insisté.
Définissant la souveraineté économique comme la capacité du pays à gérer stratégiquement ses ressources humaines, M. Bourouno a salué la vision du président Mamadi Doumbouya, qui fait de la réforme de l’administration publique un axe central du développement national.
Il a notamment cité l’École nationale de l’administration (ENA) comme un projet stratégique destiné à former des cadres compétents et patriotes, capables de porter les ambitions de la Guinée moderne.
« L’ENA est un outil de souveraineté. Former les fonctionnaires et leur donner les capacités nécessaires, c’est assurer la prospérité de tout le peuple de Guinée », a conclu le ministre, réaffirmant ainsi que la construction d’une Guinée souveraine passe d’abord par la valorisation du travail et du savoir-faire national.
Saliou Keita






































