La Guinée vient d’accrocher deux pierres fondatrices à son édifice numérique : l’opérationnalisation du domaine national « .gn » et l’inauguration d’un Data Center National Tier III. Une étape historique, qui aurait pu sembler inimaginable il y a quelques années à peine, tant notre pays accuse du retard dans ce secteur vital.
La ministre des Postes et Télécommunications, Rose Pola Pricemou, a saisi l’occasion pour annoncer une mesure qui parle directement aux poches des citoyens : une baisse de 25 % du coût de l’internet via Orange. Une annonce qui soulagera, certes, mais qui reste insuffisante au regard des attentes. Car le numérique, ce n’est pas seulement un luxe, c’est un droit, un levier de développement et un facteur d’inclusion.
Le discours ministériel se voulait rassurant, empreint d’écoute et de proximité : « Nous vivons avec les cris du cœur des citoyens », a-t-elle déclaré. Mais ces paroles devront être suivies d’actes concrets. Car au-delà des cérémonies et des rubans coupés, l’enjeu est immense : donner enfin aux Guinéens un accès fiable, rapide et abordable à la toile.
L’infrastructure est une fondation, pas une fin en soi. Le vrai défi commence maintenant : rendre le numérique accessible à tous, du centre de Conakry aux villages les plus reculés. Car sans cela, cette belle promesse de transformation numérique risque de rester lettre morte.
Amadou Diallo






































