Chronique :
Le verdict est tombé, implacable, ce mercredi 12 novembre. En rejetant leurs recours, la Cour suprême a définitivement refermé la porte de la présidentielle à deux figures majeures de la scène politique guinéenne : Ousmane Kaba du PADES et Lansana Kouyaté du PEDN. Pour eux, l’ambition de briguer la magistrature suprême s’éteint, sans éclat mais avec tout le poids du symbole.
Depuis la publication, le 8 novembre dernier, de la liste provisoire des candidats, leur exclusion avait déjà suscité des vagues de commentaires. Certains y voyaient un simple ajustement juridique, d’autres un signe d’un durcissement du jeu politique à l’approche du scrutin du 28 décembre. Fidèles à eux-mêmes, les deux leaders n’avaient pas baissé les bras : dans le délai réglementaire de 72 heures, ils avaient saisi la Cour suprême pour contester la non-recevabilité de leurs dossiers.
Mais après deux jours d’examen, le couperet est tombé. Les recours ont été jugés « non fondés ». Autrement dit, la plus haute juridiction du pays a tranché sans ambiguïté. Fin de partie.
Ce rejet ne marque pas seulement l’échec de deux candidatures ; il redessine aussi le paysage politique à l’aube d’une élection capitale. En l’absence de Kouyaté et Kaba, c’est une génération politique entière qui se voit écartée, celle qui, des années durant, a incarné un certain espoir de renouveau démocratique.
Reste à savoir si cette exclusion signera leur retrait durable de la scène nationale ou si, comme souvent en politique, ils sauront renaître de leurs cendres. En attendant, le scrutin de décembre s’annonce plus que jamais verrouillé, et la Cour suprême, elle, aura rappelé que la loi, parfois, se fait sans état d’âme.
Algassimou L Diallo






































