Conakry, lundi 12 janvier 2026. Dans un complexe hôtelier de la capitale, l’atmosphère est à la démonstration technologique et aux discours de modernisation. Devant des cadres de l’administration, des opérateurs économiques et des partenaires techniques, la ministre de l’Industrie et des PME, Dre Diaka Sidibé, appuie sur un bouton symbolique : LANDAYA est officiellement lancée.
Avec cette nouvelle plateforme numérique de gestion documentaire, l’administration guinéenne entend tourner une page. Celle du PLAGED, pionnier de la dématérialisation, désormais remplacé par un système présenté comme plus robuste, plus fluide et surtout mieux adapté aux exigences du secteur privé.
De PLAGED à LANDAYA, une mue assumée
Sur l’écran géant installé dans la salle, les premières démonstrations techniques s’enchaînent. LANDAYA – « Confiance » en langue malinké – n’est pas qu’un nouveau nom. La plateforme se veut le reflet d’une évolution stratégique : ergonomie améliorée, sécurité renforcée et accès simplifié aux services administratifs. Autant d’innovations pensées pour réduire les lourdeurs bureaucratiques souvent dénoncées par les investisseurs.
Dans son allocution, la ministre Diaka Sidibé inscrit cette initiative dans la droite ligne de la vision présidentielle portée par le général Mamadi Doumbouya : moderniser l’administration publique et améliorer durablement le climat des affaires. « Il s’agit de lever les obstacles qui freinent l’initiative privée », insiste-t-elle, devant un auditoire attentif.
Un outil taillé pour la performance
Concrètement, LANDAYA centralise l’ensemble des démarches documentaires liées aux activités industrielles et aux PME. La plateforme promet une sécurité accrue des données, une traçabilité complète des dossiers et un suivi en temps réel pour les promoteurs. À la clé, un gain de temps substantiel et des délais de traitement raccourcis pour l’obtention des actes administratifs.
« À travers LANDAYA, l’État met à la disposition du secteur privé un outil moderne, sécurisé et efficace », souligne la ministre lors de la présentation technique, saluant un pas décisif vers une administration plus réactive et plus transparente.
Un signal adressé aux investisseurs
Au-delà de l’outil, le message est clair : la Guinée veut rassurer. En adoptant LANDAYA, le ministère de l’Industrie et des PME entend envoyer un signal fort aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux investisseurs, nationaux comme étrangers. Continuité de service, amélioration de la gouvernance et standards administratifs rehaussés sont les promesses affichées.
Dans la salle, les échanges se prolongent bien après la cérémonie officielle. Preuve que, pour beaucoup, LANDAYA n’est pas seulement une plateforme numérique, mais le symbole d’une administration qui tente, pas à pas, de se réconcilier avec l’efficacité et la confiance.
Sibé Fofana





































