Édito
Il est des nominations qui suscitent l’espoir, des visages qui incarnent le renouveau et des discours qui résonnent comme des promesses de changement. En portant Mariama Ciré Sylla à la tête du ministère de l’Agriculture, le président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya, ne s’est pas trompé : il a misé sur une femme de conviction, de vision et d’action.
Dès sa prise de fonction, la nouvelle ministre a su poser les jalons d’une gouvernance agricole ambitieuse, réaliste et profondément ancrée dans les priorités nationales. Lucide quant aux défis, mais résolument tournée vers les solutions, Mariama Ciré Sylla n’a pas tardé à afficher ses ambitions : faire de l’agriculture le pilier d’une Guinée autosuffisante, prospère et inclusive.
Avec des mots empreints de reconnaissance et de détermination, elle a salué la confiance placée en elle par le chef de l’État, qu’elle qualifie d’« immense honneur » et de « grande responsabilité ». Mais loin de se contenter des formules protocolaires, elle inscrit son action dans une dynamique de transformation : souveraineté alimentaire, création d’emplois, réduction de la pauvreté — voilà le triptyque autour duquel s’articule sa feuille de route.
Loin des discours creux, Mariama Ciré Sylla appelle à une mobilisation générale autour d’une agriculture moderne, résiliente et compétitive. Elle tend la main au secteur privé, aux jeunes, aux femmes et à tous les porteurs d’initiatives, convaincue que l’avenir du pays se cultive d’abord dans ses champs, ses coopératives, ses unités de transformation.
Alignée avec la vision présidentielle « Simandou 2040 », la ministre incarne cette génération de décideurs pour qui le pragmatisme rime avec engagement, et la rigueur avec transparence. Elle veut faire de l’agriculture un levier de fierté nationale, un champ d’innovation, mais aussi un socle de paix sociale.
Avec Mariama Ciré Sylla, l’agriculture guinéenne semble avoir trouvé une alliée de taille. Et si l’on jugeait un responsable à sa capacité à fédérer, à écouter et à agir, alors oui, l’espoir est permis. À condition, bien sûr, que les intentions se transforment en résultats — mais pour cela, elle semble déjà prête à retrousser ses manches.
Alpha Amadou Diallo






































