CONAKRY – Dans un communiqué publié ce vendredi 4 août 2025, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a réitéré l’interdiction faite aux Web TV ainsi qu’aux journalistes non détenteurs de la carte professionnelle de presse de couvrir les manifestations publiques et les événements officiels en Guinée.
La mise au point intervient à l’issue d’une réunion tenue entre la HAC, le Syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG) et l’Union nationale des télévisions Web. Objectif : discuter des plaintes formulées par les promoteurs de médias en ligne, frustrés par les restrictions croissantes qui pèsent sur leurs activités.
Mais la HAC se veut inflexible. Selon l’organe de régulation, les Web TV — considérées comme des plateformes diffusant uniquement sur Internet — ne disposent d’aucun fondement légal leur permettant, en l’état, de couvrir les activités officielles de l’État. « Elles doivent être soumises aux mêmes obligations que les chaînes classiques : immatriculation au registre du commerce, obtention du numéro d’identification fiscale, et autorisation délivrée par une autorité compétente », a martelé le président de l’institution.
Le communiqué précise également que seuls les journalistes munis de la carte professionnelle sont autorisés à exercer dans les espaces officiels. Une ligne rouge que la HAC n’entend pas voir franchie : « Les notes interdisant aux Web TV et aux journalistes non détenteurs de la carte de presse de couvrir les manifestations publiques et événements officiels demeurent valables », insiste-t-elle, tout en menaçant de sanctions en cas de violation.
Face à cette fermeté, les responsables des Web TV ont annoncé qu’ils se conformeraient aux directives. Toutefois, ils appellent à une réforme de la législation afin d’adapter le cadre juridique aux mutations du paysage médiatique, marqué par la montée en puissance des médias numériques.
Ce rappel à l’ordre intervient dans un contexte de transformation accélérée du secteur de la communication, où les frontières entre presse traditionnelle et nouveaux médias deviennent de plus en plus floues. Un défi que la régulation peine encore à encadrer.
Amadou Diallo






































