Il fut l’un des baobabs de la Guinée forestière. Un homme d’influence, habitué aux cercles de décision, respecté et parfois redouté. Aujourd’hui, Claude PIVI n’est plus ce notable que l’on consultait. Comme tant d’autres figures puissantes en Afrique, il a vu son destin basculer : d’autorité incontestée, il est devenu détenu, enfermé dans quelques mètres carrés et réduit au silence.
Son histoire rappelle un adage peulh : « Mo wawi, yo wa dhoudoyi », autrement dit : ceux qui montent doivent se souvenir qu’ils peuvent descendre. Une leçon que beaucoup d’hommes forts oublient, grisés par les privilèges éphémères que leur confère le pouvoir.
À travers ce cas, c’est tout un modèle politique qui interroge. Pourquoi tant de dirigeants, de hauts responsables ou d’influents hommes publics terminent-ils seuls, fragilisés, souvent abandonnés par le même système qu’ils servaient ?
Parce que le pouvoir, lorsqu’il n’est pas encadré, finit toujours par engloutir ceux qui pensent pouvoir le dompter.
Il est temps de rappeler une vérité simple : les nations solides ne reposent pas sur les hommes forts, mais sur des décisions fortes, des lois fortes et des institutions fortes. Les trajectoires brisées comme celle de Claude PIVI devraient servir d’avertissement. Rien n’est éternel dans la sphère politique ; tout finit toujours par finir.
Amadou Diallo






































