À quelques jours du scrutin présidentiel prévu le 28 décembre, Dr Mamady Kaba, ancien président de l’Institution nationale indépendante des droits humains (INIDH), lance un appel pressant aux autorités guinéennes. Dans un contexte électoral qu’il juge « sensible », l’acteur de la société civile exhorte l’État à prendre des dispositions rigoureuses afin de prévenir les tensions et garantir le bon fonctionnement des institutions.
Joint par notre rédaction ce vendredi 19 décembre, le président de la Ligue pour les droits et la démocratie en Afrique (LIDA) invite les pouvoirs publics à faire preuve de responsabilité tout au long du processus électoral. Pour lui, les campagnes ne doivent en aucun cas perturber la continuité des services publics. « Il est essentiel que chaque agent de l’État continue de servir loyalement la nation, sans pression ni interférence liée aux activités politiques », souligne-t-il.
Dr Mamady Kaba insiste également sur la nécessité d’une meilleure organisation des meetings politiques. Il recommande aux autorités d’éviter la tenue simultanée de rassemblements de partis adverses aux mêmes lieux et horaires, afin de réduire les risques d’affrontements entre militants. « L’État doit encadrer ces campagnes avec justice, équité et impartialité », plaide-t-il.
S’adressant spécifiquement aux forces de défense et de sécurité, l’activiste des droits humains appelle la police et la gendarmerie à renforcer les dispositifs de régulation des activités de campagne. Objectif : prévenir les confrontations entre militants et limiter les risques d’accidents de la circulation souvent liés aux mobilisations politiques.
En conclusion, l’analyste politique lance un message d’unité à l’endroit des citoyens guinéens. Il les invite à privilégier le dialogue et la cohésion nationale, conditions indispensables à un développement durable. « Aucun développement n’est possible sans la paix. La stabilité politique reste le socle de tout progrès », rappelle-t-il.
Marliatou Sall






































