Timbo (Mamou), juin 2025 – Dans cette paisible commune nichée au cœur de la région de Mamou, l’heure n’est plus à la routine. Depuis quelques semaines, Timbo vibre au rythme du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-4), une opération d’envergure nationale qui mobilise des milliers de jeunes sur tout le territoire.
Le 20 juin dernier, la trentaine d’agents recenseurs formés à Timbo ont bouclé leur formation de 16 jours, répartie en deux phases : 8 jours de théorie et 8 jours de pratique. Une session exigeante, marquée par une évaluation finale décisive, qui a scellé leur préparation avant le déploiement sur le terrain.
Malgré un contexte parfois difficile – manque de moyens, conditions matérielles limitées – la détermination est restée intacte. « On n’a peut-être pas tout, mais on a l’essentiel : la volonté de réussir », témoigne Sadou Diallo, l’un des agents nouvellement formés. Une énergie que les deux formateurs, Mohamed Fall et Alhassane Diallo, n’ont cessé de nourrir. « Ils ont été exemplaires, patients, disponibles, et très investis », confie une participante avec gratitude.
À Timbo, l’ambiance a été marquée par la solidarité, la rigueur et une conscience civique grandissante. Pour ces jeunes, le recensement n’est pas qu’un simple travail : c’est une mission citoyenne, une contribution directe à la construction du pays. Tous attendent désormais le décret présidentiel qui donnera le top départ officiel du recensement sur l’ensemble du territoire.
« Nous sommes prêts, Timbo est prêt ! », lancent-ils fièrement.
Le RGPH-4, quatrième du genre en Guinée, est bien plus qu’un exercice statistique. Il permettra de dresser un portrait actualisé de la population guinéenne : sa répartition, ses conditions de vie, son évolution. Des données essentielles pour orienter les politiques publiques, appuyer les décisions de développement, et anticiper les défis sociaux, économiques et sanitaires à venir.
À Timbo comme dans le reste du pays, la jeunesse prend le relais, prête à aller de porte en porte, tablette en main, pour compter chaque Guinéen, chaque foyer, chaque histoire. Le décompte démographique peut commencer.
Amadou Diallo






































