Le ministre porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a animé une conférence de presse ce vendredi 13 février consacrée à l’actualité sociopolitique et économique du pays. Au cœur des échanges : la mise à disposition des bus de transport destinés à améliorer la mobilité interurbaine dans la capitale, Conakry.
Interrogé sur l’état d’avancement du projet, le ministre a reconnu l’existence de plusieurs contraintes ayant ralenti le processus. « Nous rencontrons des difficultés liées notamment aux importants dégâts enregistrés sur les routes », a-t-il expliqué.
Selon lui, un premier lot de bus est déjà disponible, tandis qu’un second est attendu dans les prochaines semaines. « Le deuxième lot de bus devrait arriver, ainsi que les 300 taxis déjà avancés, avant la fin du mois de février. Dans ce lot, une trentaine de bus seront dédiés au transport interurbain », a-t-il précisé.
Un problème de réseau et de gestion
Au-delà de la logistique, le ministre évoque un double défi : l’organisation du réseau et la gestion du parc automobile. « Le problème des bus est d’abord un problème de réseau. Ensuite, il faut trouver une société de gestion. Nous avons lancé des appels d’offres restreints qui n’ont pas été fructueux », a-t-il indiqué, soulignant que l’État ne souhaite pas assurer directement l’exploitation des bus.
Autre chantier en cours : la réhabilitation du dépôt de Matoto, indispensable à la mise en circulation effective des véhicules.
Des arrêts-bus en construction
Pour accompagner le déploiement des bus, le gouvernement a entamé la construction et la réhabilitation des arrêts et abris-bus. « Lorsque vous mettez des bus en circulation, il faut que le citoyen sache à quel endroit ils s’arrêtent. Il faut des arrêts-bus, des abris-bus et des trajets clairement définis. Nous sommes en train de les construire », a assuré le ministre.
D’après lui, une centaine d’abris devraient être installés d’ici la fin du mois de mars.
Vers une gestion privée pour plus d’efficacité
L’État entend confier la gestion des bus à une société privée afin de garantir leur viabilité. « Nous voulons qu’ils soient mieux gérés et mieux gouvernés pour qu’ils durent dans le temps », a soutenu Ousmane Gaoual Diallo.
Il a également mis en garde contre un modèle de gratuité généralisée qu’il juge insoutenable. « Lorsqu’on dit que les élèves ne payent pas, les fonctionnaires ne payent pas, les militaires ne payent pas, les plus démunis ne payent pas, au final personne ne paye. Or, une société de transport a des charges. Elle finit par s’effondrer. Ce n’est pas ce que nous voulons », a-t-il averti.
Transport aérien : un partenariat privé en vue
S’agissant du transport aérien, le ministre a annoncé l’arrivée prochaine des premiers avions dans le cadre d’un partenariat public-privé. « L’État sera actionnaire, mais ce ne sont pas des avions de l’État. Ce sont des privés qui assureront la gestion pour éviter les erreurs du passé, où la mauvaise gouvernance a précipité la faillite de nos entreprises avant même leur décollage », a-t-il conclu.
Marliatou Sall






































