« Par cet accord, nous posons les bases d’une nouvelle ère de crédibilité et de transparence financière », a lancé Mariama Ciré Sylla, ministre de l’Agriculture, en ouvrant la cérémonie de signature du partenariat stratégique entre la Société Guinéenne de Palmiers à Huile et d’Hévéa (SOGUIPAH S.A.) et la Banque Islamique de Guinée (BIG), ce mercredi 5 novembre 2025 à Conakry.
Dans une salle comble réunissant les acteurs du monde agricole, financier et administratif, la ministre a salué une « avancée majeure » dans la relance de la SOGUIPAH, pilier de l’économie rurale guinéenne. Selon elle, cette convention s’inscrit dans la stratégie gouvernementale fondée sur trois axes : la restructuration financière, la réhabilitation de la production et la valorisation du partenariat public-privé. Elle a précisé qu’une ligne de financement de 30 milliards de francs guinéens sera mobilisée pour soutenir les activités agricoles et industrielles de la société.
Engagée dans un vaste programme de modernisation, la SOGUIPAH franchit ainsi une étape décisive vers sa renaissance. Pour son directeur général, Julien Dramou, cette convention « instaure un nouveau modèle de gestion basé sur la rigueur, la prévisibilité et la transparence ». Objectif : garantir un calendrier fixe de paiement pour les planteurs et transporteurs, maillons essentiels de la chaîne de valeur agricole.
Le directeur général de la Banque Islamique de Guinée, Mamadou Lamarana Barry, y voit « plus qu’un accord financier » : une « renaissance du lien de confiance entre le secteur bancaire et les entreprises publiques ».
Même son de cloche du côté du Conseil d’administration de la SOGUIPAH, qui voit dans ce partenariat une étape clé de son plan de relance et un gage de gouvernance rénovée.
Au-delà d’une signature, c’est un signal fort envoyé au monde rural : celui d’une volonté partagée de redonner souffle à un fleuron national, symbole de stabilité sociale et de développement local.
Amadou Diallo






































