Sur la plage de la Camayenne transformée en temple du goût, la première édition de la Louche d’Or a transcendé le simple concours culinaire pour devenir un hymne national. Entre traditions réveillées, émotions partagées et triomphe du fonio, Mariame Baïlo Diallo a émergé comme la voix d’une Guinée qui célèbre enfin la profondeur de ses saveurs et la fierté de son savoir-faire.
Ce 15 novembre, la Camayenne n’était plus une plage.
Elle respirait.
Elle chantait.
Elle ouvrait ses bras comme une scène sacrée
où la Guinée venait célébrer son âme
dans le frisson d’un parfum,
dans la lumière d’un plat,
dans le souffle d’un goût devenu drapeau.
Sous la bannière ardente —
« Célébrons le goût et le savoir-faire guinéen » —
la Louche d’or s’est levée
comme un poème offert au pays.
Non, ce n’était pas un concours.
C’était une déclaration d’amour,
un serment murmuré aux marmites,
un hymne servi chaud au cœur de la nation.
Ils étaient seize.
Seize artisans du rêve,
seize mains capables
de transformer une graine en miracle,
d’élever l’ordinaire
jusqu’à la hauteur d’une étoile culinaire.
Et le jury, humble orchestrateur,
n’en a gardé que trois —
trois notes sur une gamme d’espoirs.
Au sommet, comme une lueur qui tremble,
Mariame Baïlo Diallo.
Ses larmes ressemblaient à des perles
glissant sur une victoire méritée.
Vingt-cinq millions, oui,
mais surtout un souffle éternel
gravé dans la mémoire du goût.
À ses côtés, Odia Cissé,
15 millions de promesses,
et Joseph Isaac Camara,
10 millions de battements de cœur
offerts au public conquis.
Mariame, elle, parlait doucement,
comme on remercie le ciel,
comme on remercie la vie.
Elle disait « merci » avant de dire « je »,
femme de lumière,
gardienne de Salma Food Industrie,
où le pain, la douceur et le savoir-faire
se tissent en un même langage.
Son chemin vers la gloire
commença par un simple lien WhatsApp,
comme si le destin lui-même
avait cliqué pour elle.
Un appel la surprend en voyage,
elle revient, elle travaille,
elle cuisine comme on prie,
avec patience,
avec foi,
avec cette rigueur tendre
qui fait des recettes des miracles.
Seize, puis huit, puis une.
Elle.
Au cœur de cette première édition
se dressait un roi silencieux :
le fonio.
Graine ancienne, presque sacrée,
qui porte dans sa fragilité
la noblesse de nos traditions.
Une relique vivante,
un secret transmis par les mains des anciens
et révélé enfin à la lumière.
La Louche d’or n’a pas couronné des cuisiniers.
Elle a réveillé un pays.
Un pays où chaque marmite raconte une histoire,
où chaque recette garde une mémoire,
où chaque saveur ouvre un avenir.
Ce soir-là, la Guinée a goûté à elle-même.
Et dans la douceur de ce goût,
elle a reconnu sa grandeur.
RDV au Restaurant Salma Food Industrie
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Hadiatoulaye Diallo






































