L’annonce de l’enlèvement de Massa Douago Guilavogui, directeur adjoint de campagne du Bloc Libéral, fait monter d’un cran l’inquiétude autour de la présidentielle du 28 décembre. Le parti de Faya Millimouno dénonce une dérive sécuritaire inquiétante et exige la libération immédiate de son cadre.
Un enlèvement qui secoue une campagne déjà sous tension
À mesure que l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 approche, le climat politique guinéen s’alourdit. Ce jeudi, le Bloc Libéral (BL) a dénoncé l’enlèvement de son directeur adjoint de campagne, Massa Douago Guilavogui, dans la nuit du 2 au 3 décembre. Une disparition que la formation de Faya Millimouno qualifie d’“acte odieux” et de “stratégie de terreur” destinée, selon elle, à museler l’opposition.
D’après le communiqué du parti, Massa Douago Guilavogui, également enseignant, aurait été kidnappé par des individus non identifiés. Le BL situe cet événement dans une dynamique plus large, évoquant “une série d’attaques” ciblant ses cadres et militants depuis le début de la période électorale.
Le parti rappelle que Guilavogui était “un militant engagé”, reconnu pour son travail en faveur de l’éducation et de l’amélioration des conditions de vie des enseignants.
Un signal alarmant pour les droits et libertés
Pour le BL, cet enlèvement dépasse le cadre partisan. Il constituerait une atteinte grave aux droits humains, à la sûreté des citoyens et au libre exercice de l’activité politique. Un coup porté, selon eux, à l’espoir d’une élection “libre, transparente et apaisée”.
Dans sa déclaration, la formation politique formule cinq exigences majeures :
- la condamnation ferme de l’enlèvement ;
- la libération immédiate de Massa Douago Guilavogui et de toutes les personnes portées disparues ou détenues arbitrairement ;
- l’ouverture d’une enquête urgente, indépendante et impartiale pour identifier les auteurs et commanditaires ;
- la garantie de la sécurité des acteurs politiques ;
- le respect strict des libertés publiques en période électorale.
Une affaire qui amplifie les inquiétudes pré-électorales
À moins d’un mois du scrutin, cette disparition ravive les interrogations sur la sécurité des acteurs politiques et sur la capacité du pays à organiser une présidentielle sereine. Alors que les campagnes battent leur plein, l’affaire Guilavogui s’impose désormais comme un test pour les autorités, appelées à rassurer une opinion publique déjà fragilisée par les tensions et les polémiques.
Saliou Keita






































