Conakry, 19 septembre 2025 – L’Agence Guinéenne d’Évaluations Environnementales (AGEE) a tenu ce vendredi un point de presse placé sous le thème : « Communication sur les missions de l’AGEE et les aspects environnementaux de la nouvelle constitution ». Animée par son Directeur général, Seydou Cissé, la rencontre a réuni de nombreux cadres de l’institution et des acteurs du secteur.
Les missions de l’AGEE
Dans son allocution, Seydou Cissé a rappelé que l’Agence a pour rôle central d’évaluer les impacts environnementaux et sociaux des projets de développement, d’assurer leur suivi, de renforcer les capacités locales, mais aussi de sensibiliser et mobiliser les parties prenantes.
« L’AGEE joue un rôle stratégique dans la régulation des projets afin que chaque initiative, qu’elle soit minière, industrielle, urbaine ou agricole, respecte les normes environnementales et préserve notre patrimoine naturel », a-t-il déclaré.
Bilan des activités
Le Directeur général a dressé un aperçu des réalisations récentes :
- évaluation de plusieurs projets miniers, portuaires, énergétiques et urbains ;
- ouverture de nouvelles antennes régionales ;
- participation à des ateliers interinstitutionnels pour harmoniser les procédures avec les standards internationaux.
Défis environnementaux
La Guinée fait aujourd’hui face à de multiples menaces : déforestation, mauvaise gestion des déchets, impacts du changement climatique et faible implication des collectivités locales. « Face à ces défis, l’AGEE ne peut agir seule. La synergie entre l’État, les collectivités, le secteur privé, la société civile et les citoyens est indispensable », a insisté M. Cissé.
Pour y répondre, l’Agence entend concentrer ses efforts sur six priorités : renforcement du cadre réglementaire, digitalisation des procédures, formation continue, partenariats stratégiques, mobilisation citoyenne et suivi rigoureux des engagements pris par les promoteurs de projets.
Appel aux médias et aux citoyens
Le Directeur général a invité la presse à jouer pleinement son rôle d’information et de sensibilisation, tout en exhortant les citoyens à s’impliquer dans la protection de l’environnement. « L’environnement est un bien commun. Chaque geste compte : planter un arbre, respecter les zones protégées, signaler les atteintes à la nature », a-t-il rappelé.
Réponse aux catastrophes naturelles
Réagissant aux questions des journalistes sur les récentes inondations, M. Cissé a pointé du doigt l’urbanisation anarchique et l’incivisme. « Beaucoup de constructions sont érigées dans des zones inondables, parfois sur des voies d’eau. De plus, les caniveaux se transforment en dépotoirs. Pour y remédier, il faut allier éducation, sanctions, indemnisation des victimes et mise en place d’un système efficace de gestion des déchets », a-t-il expliqué.
Fatimatou Diallo






































