Charlie Kirk, 31 ans, militant et influenceur de la droite radicale américaine, a été tué par balle mercredi 10 septembre lors d’une conférence dans une université de l’Utah.
Le tireur est toujours en fuite et ses motivations restent inconnues.
Kirk, fondateur du mouvement Turning Point USA, était une figure du camp MAGA (Make America Great Again) et un proche soutien de Donald Trump.
Il s’était illustré par ses positions anti-avortement et contre la contraception pour les jeunes femmes.
Il avait également organisé une partie de la mobilisation pro-Trump lors de l’assaut du Capitole en janvier 2021.
Adulé par une frange de la jeunesse conservatrice, il était perçu comme une icône de la « nouvelle masculinité ».
Le président américain Donald Trump a confirmé sa mort sur Truth Social, le décrivant comme « un martyr de la vérité et de la liberté ».
Il a ordonné la mise en berne des drapeaux jusqu’à dimanche.
Pour les observateurs, cette décision traduit une volonté d’instrumentaliser le drame à des fins politiques.
Le gouverneur de l’Utah a dénoncé un « assassinat politique ».
Selon Romuald Sciora, chercheur associé à l’Iris, ce meurtre risque de renforcer la rhétorique sécuritaire de l’administration Trump.
Certains redoutent déjà un déploiement accru de la Garde nationale dans plusieurs villes américaines.
La gauche dénonce une récupération politicienne, tout en condamnant l’attaque.
Cet assassinat s’ajoute à une série de violences politiques qui secouent les États-Unis ces dernières années.
Il illustre une nouvelle fois la fragilité du climat démocratique dans un pays miné par les divisions.
Rfi






































