Rabat. La Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) est montée au créneau pour répondre à une vague de accusations diffusées sur YouTube autour du cas de Raouf Belkacemi, ressortissant algérien et supporter des Fennecs, actuellement incarcéré à la prison d’El Arjat 1.
Au cœur de la controverse, une vidéo devenue virale affirmant que le détenu subirait des « pressions » et des « violations de ses droits » depuis son arrestation. Les faits remontent à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025, lorsque Belkacemi a été filmé en train d’uriner dans l’enceinte du stade Moulay El Hassan, à Rabat, une scène largement relayée sur les réseaux sociaux et à l’origine de son interpellation.
Dans un communiqué officiel, l’administration pénitentiaire marocaine réfute catégoriquement ces allégations. Selon la DGAPR, le citoyen algérien est placé en cellule individuelle depuis le début de sa détention et bénéficie « pleinement et sans restriction » de l’ensemble des droits prévus par la réglementation en vigueur. L’institution précise qu’il a notamment accès à l’économat de l’établissement et peut s’y approvisionner librement.
Autre élément avancé pour contrecarrer les accusations : l’intervention des autorités consulaires algériennes. La DGAPR indique qu’un représentant du consulat d’Algérie à Casablanca a procédé au dépôt d’une somme d’argent sur le compte personnel du détenu, lui permettant de subvenir « normalement et de manière autonome » à ses besoins quotidiens.
Face à la montée de la polémique, l’administration pénitentiaire dénonce des informations « mensongères, infondées et dénuées de tout fondement factuel ». Elle met en garde contre la diffusion de fausses nouvelles, susceptibles, selon elle, de porter atteinte à la crédibilité de l’institution et de perturber le fonctionnement du système carcéral.
Dans un contexte de forte tension médiatique autour de la CAN 2025, l’affaire Belkacemi illustre une fois de plus la sensibilité des questions liées au comportement des supporters, à la justice et au respect des droits des détenus, sur fond de rivalités sportives et de pressions de l’opinion publique.
Louda avec JA





































