Le groupe armé AFC/M23 a annoncé, mardi 16 décembre, son intention de se retirer de la ville d’Uvira (Sud-Kivu), à la demande des États-Unis. Après plusieurs jours de contrôle de cette cité stratégique, le mouvement affirme agir dans le cadre des médiations de Washington et du processus de paix de Doha.
Dans un communiqué, Corneille Nangaa, figure politique de l’AFC/M23, parle d’un retrait « unilatéral ». Mais sur le terrain, le désengagement n’est ni immédiat ni garanti : il est conditionné à la mise en place d’une force dite neutre chargée de sécuriser la ville.
Une hypothèse jugée peu réaliste par des analystes, qui doutent de la faisabilité rapide d’un tel dispositif. À Uvira, l’annonce suscite surtout l’inquiétude. Des habitants redoutent des représailles et un retour de violences, notamment de la part de groupes armés locaux.
Dans un contexte sécuritaire toujours instable des affrontements ayant été signalés à Fizi , la ville s’ajoute à Goma et Bukavu parmi les centres urbains privés de services bancaires, aggravant la précarité d’une population déjà éprouvée par des années de conflit.
Auteur: Ruth Alonga





































