À moins de deux semaines du référendum constitutionnel prévu le 21 septembre, la directrice générale des élections, Djénab Touré, a livré un message empreint de confiance et de fermeté. Devant la presse, elle a tenu à rappeler les efforts consentis par les autorités de transition pour poser les bases d’un processus électoral jugé transparent et inclusif.
« Pendant quatre ans, le Comité national du rassemblement pour le développement, à travers le gouvernement, a travaillé sur un programme bien établi, un chronogramme qui devrait permettre à la Guinée d’aller vers l’organisation du référendum constitutionnel, mais également des élections nationales et locales », a-t-elle déclaré.
Pour Djénab Touré, cette étape n’est pas seulement une formalité électorale, mais une refondation structurelle de l’État. « Il fallait jeter les bases : au niveau technique, au niveau du cadre légal et institutionnel, qui étaient déjà devenus caduques. Nous nous sommes inscrits dans une phase de refondation effective, mais aussi de rectification institutionnelle », explique-t-elle.
La directrice rappelle que cette vision s’aligne sur les orientations de l’Union africaine et son agenda 2030, qui prévoit pour chaque pays membre une identité juridique et numérique pour tous ses citoyens. « Chaque Guinéen doit avoir un acte de naissance, mais aussi un numéro personnel d’identification », insiste-t-elle.
C’est dans cette logique que la mise en œuvre du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-4) a été intégrée au chronogramme de la transition. Une étape que Djénab Touré considère comme essentielle pour connaître la population guinéenne et garantir un retour durable à l’ordre constitutionnel.
Saliou Keita






































