CONAKRY – Reconduit à la tête du ministère du Travail et de la Fonction publique, Faya François Bourouno affiche une ambition claire : transformer l’administration guinéenne et renforcer la protection sociale.
Derrière son discours, plusieurs chantiers lourds de promesses : une revalorisation de 15 % des pensions, l’extension de la sécurité sociale au secteur informel, la dématérialisation des retraites, la création d’un guichet unique des services publics et, bientôt, des logements sociaux pour les fonctionnaires.
Le ministre revendique une méthode : cohésion de son équipe, rigueur de gestion et dialogue permanent avec les partenaires sociaux. Son credo : moderniser la fonction publique par la transparence, la maîtrise des effectifs et une gestion de carrière enfin dynamique.
L’école nationale d’administration publique, construite avec l’appui de l’ENAP du Québec, illustre cette volonté de former une nouvelle génération de cadres d’État. À cela s’ajoutent des centres médicaux régionaux, première étape d’une sécurité sociale élargie et opérationnelle.
Reste la question qui brûle les lèvres : ces réformes, aussi ambitieuses soient-elles, résisteront-elles au poids des habitudes, à la lenteur bureaucratique et aux résistances internes ?
Faya Bourouno promet une révolution sociale et administrative. Mais en Guinée, l’histoire enseigne que les révolutions se jugent dans leur mise en œuvre, pas dans les discours.
Amadou Diallo





































