Dans son message de Nouvel An, l’ancien Premier ministre et président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, a livré une analyse sans concession de la situation politique nationale, fustigeant la gouvernance du général Mamadi Doumbouya et du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD).
Selon le leader de l’opposition, l’année 2025 s’achève dans un climat particulièrement préoccupant. « L’année 2025 se termine dans un contexte critique qui marquera à jamais l’histoire de notre pays. Jamais la gravité du moment n’a aussi cruellement résonné en termes de démocratie et de droits de l’homme », a-t-il déclaré.
Cellou Dalein Diallo estime que la Guinée a franchi un seuil dangereux sous la transition conduite par le CNRD. « Nous ne sommes plus au bord du précipice, nous y sommes de plein pied, enfoncés par la violence et la tyrannie du CNRD et de son gouvernement », a-t-il dénoncé, évoquant « quatre années de mensonges, de trahison, de rapts, de crimes, d’enlèvements et de meurtres ».
Poursuivant son propos, le président de l’UFDG met en garde contre l’avenir immédiat du pays. « Le moment est grave. Au regard de notre passé récent, 2026 n’annonce pas du nouveau, mais la terrible continuité du même », a-t-il averti, pointant ce qu’il qualifie de prolongation d’un régime d’exception, malgré les annonces officielles de fin de transition et de retour à l’ordre constitutionnel.
Pour Cellou Dalein Diallo, l’annonce d’une « nouvelle ère » dissimule en réalité « une plongée dans les ténèbres », marquée, selon lui, par « la fin du pluralisme politique et l’installation d’une tyrannie civilo-militaire ».
Dans ce contexte, l’ancien chef du gouvernement a salué la mobilisation des militants de l’UFDG. Il a félicité « les hommes et les femmes, de toutes les générations et de toutes les catégories sociales », qui, malgré « les manœuvres de déstabilisation », restent fidèles à l’idéal démocratique et déterminés à défendre les valeurs du parti.
Enfin, Cellou Dalein Diallo a adressé un avertissement clair aux autorités de la transition, affirmant que « aucun groupuscule, même armé, ne pourra venir à bout de la souveraineté populaire et de la volonté de la majorité ».
Clôturant son message sur une note d’espoir, il a exprimé le vœu que l’année 2026 permette aux Guinéens « d’améliorer sensiblement leurs conditions de vie », de faire prospérer leurs activités et leurs projets, tout en leur souhaitant santé, progrès et réconfort.
Saliou Keita






































