La messe électorale semble dite. Le candidat de la Génération pour la modernité et le développement (GMD), Mamadi Doumbouya, a remporté l’élection présidentielle de dimanche en Guinée dès le premier tour. Selon les résultats globaux provisoires publiés par la Direction générale des élections (DGE), il a recueilli 86,72 % des suffrages valablement exprimés, écrasant une opposition laminée par le rouleau compresseur de la machine GMD.
Dans la soirée, au siège de la DGE, les chiffres sont tombés, confirmant l’ampleur du score. Sur 23 673 bureaux de vote, 23 368 ont été pris en compte, soit un taux de centralisation de 98,84 %. Une performance technique saluée par les autorités électorales, qui y voient la preuve d’un scrutin maîtrisé sur l’ensemble du territoire.
Sur les 6 768 458 électeurs inscrits, 5 608 520 ont effectivement glissé leur bulletin dans l’urne. Parmi eux, 5 448 191 figurent sur les listes d’émargement et 160 329 ont voté par dérogation, portant le taux de participation à 80,95 %, un chiffre présenté comme historique par la DGE.
Le scrutin a toutefois enregistré 310 589 bulletins nuls. Les suffrages valablement exprimés s’élèvent à 5 297 931, soit 94,46 % des votes exprimés. C’est sur cette base que Mamadi Doumbouya s’impose largement, avec 4 594 262 voix, confirmant son statut de favori au terme d’une transition politique de quatre ans.
Derrière lui, les autres candidats apparaissent relégués loin dans le rétroviseur. Abdoulaye Yéro Baldé (FRONDEG) arrive en deuxième position avec 349 129 voix (6,59 %), suivi de Dr Faya Lansana Millimouno (Bloc libéral) qui obtient 108 117 voix (2,04 %). Les autres prétendants restent sous la barre des 2 % : Hadja Makalé Camara (FAN, 1,59 %), Ibrahima Abe Sylla (NGR, 0,87 %), Mohamed Nabé (ARP, 0,83 %), Abdoulaye Kourouma (RRD, 0,56 %), Elhadj Bouna Keita (RGP, 0,52 %) et Mohamed Shérif Tounkara (MST Renouveau, 0,28 %).
Ces résultats restent provisoires et devront être validés par la Cour suprême, seule habilitée à les proclamer définitifs après examen d’éventuelles contestations. Mais sur le terrain politique, le verdict des urnes ne laisse guère de place au suspense.
Quatre ans après le coup d’État de 2021, Mamadi Doumbouya s’offre ainsi une victoire écrasante, ouvrant une nouvelle page de l’histoire politique guinéenne. Reste désormais l’épreuve du pouvoir : transformer ce plébiscite électoral en réponses concrètes aux attentes sociales et économiques d’une population en quête de stabilité et de mieux-être.
La rédaction




































