Au siège du Parti de l’unité et du progrès (PUP), au quartier Cameroun, l’heure n’était pas seulement à la célébration, ce samedi 24 janvier 2026. Elle était surtout à la revendication politique. En saluant la victoire « écrasante » de la Génération pour la modernité et le développement (GMD) à la présidentielle du 28 décembre dernier, le PUP a tenu à rappeler son rôle dans le choix du président Mamadi Doumbouya et à donner un sens politique clair à son engagement.
À la veille du scrutin, le parti dirigé par Fodé Bangoura avait appelé sans ambiguïté ses militants à voter pour Mamadi Doumbouya. Un choix assumé, aujourd’hui présenté comme un pari gagnant. « Par votre forte mobilisation, notre candidat a remporté cette victoire et a été élu Président de la République », a lancé le président du PUP devant une base militante acquise à sa cause.
Mais au-delà des formules de victoire, le discours se voulait porteur d’un message plus large : celui de la stabilité comme boussole politique. Pour Fodé Bangoura, le triomphe de Mamadi Doumbouya dépasse le cadre d’un simple succès électoral. « C’est une victoire de courage, d’engagement et d’unité », a-t-il insisté, la présentant comme l’aboutissement des efforts conjoints des militants, des femmes et des jeunes du parti, parfois engagés « dans le silence et dans l’adversité ».
Le message central est clair : « En choisissant le président Mamadi Doumbouya, vous avez choisi la stabilité, le progrès et un avenir où chaque citoyen compte ». Une ligne politique que le PUP entend désormais assumer pleinement, tout en appelant à l’humilité dans le succès et à la proximité avec les militants à la base.
Loin de refermer une page, la célébration se veut un point de départ. Les prochaines échéances électorales sont déjà dans le viseur, avec leur lot d’exigences : plus de vigilance, plus de mobilisation et plus de responsabilité. Dans un ton à la fois solennel et mobilisateur, Fodé Bangoura a exhorté ses militants au respect des lois et des institutions, au rejet de la violence et des discours de haine, et à se positionner comme des « ambassadeurs de paix, d’unité et de progrès ».
En filigrane, le PUP trace ainsi sa ligne : la victoire ne vaut que si elle s’inscrit dans la durée. Et comme pour rappeler que le pouvoir ne se décrète pas, mais se construit, Fodé Bangoura a conclu sur une note sans détour : l’avenir, dit-il, « ne se gagne pas dans les discours seuls, mais dans l’engagement quotidien, la solidarité et le travail ». Une manière de prévenir que, pour le PUP, le temps de l’action commence maintenant.
Saliou Keita






































