À l’approche de la présidentielle du 28 décembre 2025, la campagne n’a plus seulement des allures de compétition démocratique : elle prend, par endroits, les traits d’un bras de fer. Et dans ce climat tendu, Dr Faya Lansana Millimouno, candidat du Bloc Libéral, a choisi de rompre le silence.
Depuis les premiers jours de la campagne, le ton est donné. Sur le terrain, des administrateurs censés incarner la neutralité de l’État se transforment, selon le candidat, en obstacles assumés à sa tournée. Intimidations, pressions, entraves administratives : tout concourt à freiner une campagne pourtant conduite dans le strict respect des règles républicaines. Le message est clair, l’objectif aussi : dissuader, épuiser, réduire au silence.
Face à ces manœuvres, Faya Millimouno oppose une ligne de conduite sans équivoque. Il salue la discipline et la maturité de ses militants, restés pacifiques malgré les provocations. Refuser l’affrontement n’est pas, insiste-t-il, un aveu de faiblesse, mais un choix politique assumé. Car le changement qu’il revendique ne se conquiert ni par la peur ni par le chaos, mais par la conscience citoyenne et le verdict des urnes.
Plus grave lorsqu’il aborde une plaie béante de la République : les enlèvements et disparitions forcées. Des familles attendent, des vies sont suspendues, et l’État, lui, se tait. Pour le candidat du Bloc Libéral, ce silence est une faute lourde, une tache indélébile sur l’idéal républicain. Sans vérité ni justice, aucune élection ne peut prétendre à la légitimité morale.
Pourquoi tant d’hostilité à son endroit ? Faya Millimouno avance une explication : son discours dérange. En déconstruisant, chiffres et faits à l’appui, le narratif officiel autour du projet Simandou 2040, il remet en cause une promesse devenue slogan. Faire croire que 15 % de participation suffiraient à transformer la Guinée en « Dubaï » relève, selon lui, de l’illusion politique. L’histoire minière du pays est là pour en témoigner : même avec 49 % dans la Compagnie des Bauxites de Guinée, les zones d’exploitation sont restées à l’écart du développement promis. La réalité, vécue par les populations, contredit le discours.
Le message final se veut à la fois ferme et apaisé. Rien n’intimidera, rien ne détournera de l’essentiel. La réponse aux pressions ne sera ni la rue en feu ni le repli, mais une mobilisation massive, calme et déterminée le 28 décembre 2025.
Ce jour-là, prévient-il, la vérité ne s’exprimera pas dans les couloirs du pouvoir, mais dans l’isoloir. Et c’est aux urnes que se jouera, une fois encore, le véritable rapport de force.
A Amadou Diallo




































