Confirmé vainqueur de la présidentielle du 28 décembre 2025 par la Cour suprême, Mamadi Doumbouya a enfin rompu le silence. Face à la nation, dans une allocution solennelle diffusée sur les antennes de la RTG, le président élu a livré son tout premier discours officiel depuis la proclamation des résultats définitifs. Un discours fondateur, à la fois attendu et scruté, qui sonne comme l’acte I d’un nouveau cycle politique.
Le ton se veut grave, presque cérémoniel, mais résolument tourné vers l’avenir. Pour 2026, Mamadi Doumbouya trace une ligne claire : travail, rigueur, unité, espoir. Une litanie de mots forts, martelés comme pour conjurer les doutes et rassurer un pays éprouvé par des années d’incertitudes. « L’année 2026 qui s’ouvre sera celle du travail, de la rigueur, de l’unité et de l’espoir ensemble », promet-il, en se posant en chef d’orchestre d’un sursaut collectif.
Au cœur de son message, une profession de foi : gouverner pour le peuple et rien que pour le peuple. « Nous écrirons une nouvelle page de notre histoire au service exclusif du peuple souverain de Guinée », assure le président élu, appelant à la mobilisation de toutes les forces vives autour des chantiers à venir. L’unité nationale devient ainsi le mot d’ordre, presque l’obsession, d’un pouvoir qui sait les attentes immenses et la patience limitée.
Cette première adresse marque donc bien plus qu’un simple discours de circonstance. Elle ouvre une nouvelle séquence politique, chargée de symboles et de promesses. Reste désormais l’essentiel : transformer les mots en actes. Car si l’heure est aux engagements solennels, 2026 dira si le temps du travail et de la rigueur annoncés saura répondre aux urgences sociales, économiques et institutionnelles d’une Guinée en quête de résultats concrets.
Amadou Diallo




































