Au centre de vote Saint-Michel, bureau numéro 2, dans le quartier Bantounka 1, l’atmosphère est calme en ce dimanche 28 décembre. Sous le regard attentif des agents de sécurité et des responsables électoraux, le ministre de la Jeunesse, Cellou Baldé, accomplit son devoir civique, glissant son bulletin dans l’urne sans bousculade ni tension apparente.
À sa sortie du bureau de vote, le membre du gouvernement affiche une émotion contenue. « Le premier sentiment, c’est celui de m’acquitter d’un devoir, d’un droit civique fondamental », confie-t-il, avant d’évoquer un second ressenti, plus profond : « un sentiment de satisfaction, de fierté et de soulagement de voir que le vote se déroule dans la paix, la stabilité et la sérénité ».
Sur le terrain, le dispositif semble effectivement bien huilé. Agents de sécurité déployés, membres du bureau présents à leurs postes, électeurs orientés sans difficulté : « Ici, au centre Saint-Michel, dans le secteur Fofanaya, le vote se déroule de manière très fluide, sans affrontement », constate Cellou Baldé, balayant du regard la cour de l’établissement.
Un contraste saisissant avec les scrutins d’antan, souvent marqués par des scènes de violences. « Habituellement, les populations votaient dans l’affrontement, avec des jets de pierres et l’usage de gaz lacrymogènes », rappelle le ministre. Pour lui, cette page semble désormais tournée depuis la campagne référendaire.
Dans ce climat apaisé, Cellou Baldé voit les signes d’une évolution politique qu’il juge positive. « C’est ce que nous voulons pour notre pays : la paix, la stabilité, la sérénité et la cohésion sociale », insiste-t-il, estimant que le déroulement du scrutin constitue « un pari gagné » pour la gouvernance du président Mamadi Doumbouya.
À Saint-Michel, en ce matin électoral, le calme observé donne en tout cas à ce vote des allures de rupture avec un passé électoral souvent tumultueux.
Mouctar Diallo




































