La libération de Mamoudou Boullèrè Diallo, ce lundi 25 août 2025, après plusieurs heures de garde à vue à Coyah, est certes une bouffée d’oxygène. Mais elle ne saurait occulter le climat délétère dans lequel travaillent aujourd’hui les journalistes en Guinée. Le reporter du groupe Hadafo Médias, arrêté dimanche soir alors qu’il couvrait le drame de Manéah, n’a fait que son métier : informer.
Le Syndicat des professionnels de la presse (SPPG) a salué cette issue, fruit de mobilisations diverses. Mais derrière ce dénouement heureux se cache une réalité plus sombre : chaque arrestation, chaque intimidation, chaque garde à vue illégitime instille la peur et fragilise la liberté d’informer.
Dans un pays où la presse est censée être « le miroir de la société », il est inacceptable que le simple fait de couvrir une tragédie expose un journaliste à la répression. La libération de Mamoudou Boullèrè ne doit pas être perçue comme une victoire isolée, mais comme un rappel urgent : sans journalistes libres, il n’y a pas de société éclairée.
La Redaction






































