Le gouvernement malien a annoncé, dans un communiqué daté du 16 janvier, l’interdiction de la circulation, de la distribution et de la vente du journal Jeune Afrique sur l’ensemble du territoire national. Une décision qualifiée d’arbitraire et infondée par l’hebdomadaire, qui y voit une atteinte grave à la liberté d’informer et au pluralisme médiatique.
Les autorités reprochent au média panafricain des contenus jugés contraires au discours officiel, notamment ses enquêtes sur la crise du carburant, la situation sécuritaire et les violences visant des populations civiles. Pour Jeune Afrique, ces griefs traduisent une volonté de criminaliser toute information indépendante et critique.
Cette interdiction s’inscrit dans un contexte marqué par la dégradation des conditions économiques et sécuritaires au Mali, malgré des ressources minières importantes. Selon le FMI, la croissance a été révisée à la baisse, tandis que l’insécurité continue de provoquer des déplacements massifs de populations et des attaques meurtrières.
Déplorant une décision prise sans concertation, Jeune Afrique dénonce une logique « verticale, opaque et coercitive », déjà observée à l’encontre de plusieurs médias nationaux et internationaux suspendus ces dernières années au Mali et dans l’espace AES. L’hebdomadaire, déjà interdit au Burkina Faso et au Niger, affirme toutefois sa détermination à poursuivre un travail d’information indépendant, rappelant que « l’information libre n’est pas une menace, mais une condition essentielle de la démocratie et de la stabilité ».
Avec Jeune Afrique






































