En glissant son bulletin dans l’urne de son quartier de Doghol, ce dimanche matin, le ministre de la Jeunesse, Cellou Baldé, n’a pas seulement accompli son devoir civique. Il a surtout livré un constat qui en dit long sur l’état d’esprit des populations de Labé : mobilisation, discipline et sérénité.
« Réconfortant », dira-t-il, face aux files d’attente d’électeurs venus très tôt remplir leur devoir citoyen. Dans une ville où l’on a souvent redouté des tensions politiques, voir les bureaux de vote ouvrir à l’heure, le matériel disponible et les électeurs affluer calmement tient presque du symbole. C’est l’image d’une région qui, au lieu de s’enfermer dans les fractures, choisit de répondre par la maturité et la responsabilité.
Le ministre n’a pas manqué de souligner le climat apaisé qui a marqué la campagne électorale. Trois semaines sans incidents majeurs, voilà un signe fort : celui d’une population qui a entendu l’appel au calme lancé par le président de la République et ses émissaires. « Il faut remercier Allah », dira Cellou Baldé, rappelant que la paix, en politique, reste la première victoire.
À travers Labé, ce dimanche prend donc des allures de démonstration. Démonstration que la démocratie peut respirer sans heurts, que les divergences peuvent se canaliser dans les urnes, et que l’avenir du pays s’écrit mieux dans la stabilité que dans la confrontation.
Le geste simple des électeurs de Doghol et d’ailleurs, celui de se lever tôt pour voter en silence et dans la discipline, vaut bien plus qu’une simple formalité : c’est une leçon de civisme que la Guinée entière devrait méditer.
A. Amadou Diallo






































