Depuis sa prise de pouvoir, le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) a placé la santé publique au cœur de ses priorités en menant une bataille historique contre la vente illicite de médicaments. Quatre ans plus tard, le bilan est impressionnant : plus de 400 conteneurs de produits pharmaceutiques falsifiés ont été incinérés et 839 points de vente illégaux fermés.
Cette offensive sans précédent vise à mettre fin à des décennies de souffrance causées par l’intrusion incontrôlée de médicaments dangereux dans nos marchés et nos foyers. « Pendant plus de 30 ans, notre population a été exposée à des produits impropres à la consommation », rappelle le président du Comité technique de lutte contre les pratiques médicales et paramédicales illégales.
Le médecin capitaine Aly Badara Camara souligne : « L’État a saisi et incinéré l’équivalent de 400 conteneurs de faux médicaments, issus à la fois du port et des grands marchés, notamment celui de Madina. » Mais l’action ne s’arrête pas là. « Nous avons fermé 839 boutiques et points de vente illégaux. Pour la première fois, des importateurs clandestins ont été traduits devant la justice et sanctionnés par des peines de privation de liberté. »
La Guinée trace ainsi une ligne rouge claire : l’intégrité du secteur pharmaceutique n’est plus négociable. Après quatre ans de vigilance et de sanctions, le message est limpide : la santé des Guinéens est désormais une priorité nationale, et ceux qui tenteront de la compromettre s’exposeront à la rigueur de la loi.
Saliou Keita






































