La santé publique guinéenne amorce un tournant. À Matoto marché comme à Samatran village, les premières pierres récemment posées pour de nouveaux centres de santé ne sont pas de simples blocs de ciment : elles incarnent une ambition. Celle d’un État qui, sous la houlette du général Mamadi Doumbouya, entend rompre avec les promesses sans lendemain pour bâtir, enfin, un système de santé moderne, équitable et au service des citoyens.
Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Oumar Diouhé Bah, ne cache pas son optimisme. Pour lui, ces infrastructures ne sont pas des gestes isolés mais bien les jalons d’une transformation en profondeur du paysage sanitaire national. Une vision où chaque citoyen, quelle que soit sa localisation, aurait droit à des soins de qualité, dans des structures dignes du 21e siècle.
Ce projet, qui prévoit la construction de 50 centres de santé modernes à travers le pays, revêt un double enjeu : répondre à une urgence de proximité sanitaire et réaffirmer l’engagement politique d’un pouvoir de transition qui veut laisser une empreinte durable.
Dans un pays longtemps habitué à des annonces sans suite, voir des engins démarrer des chantiers sous le regard du Premier ministre Bah Oury et de membres du gouvernement apporte un souffle d’espoir. Chaque mur qui s’élèvera désormais sera aussi un symbole : celui d’une Guinée qui soigne, qui se soigne, et qui, lentement mais sûrement, se relève.
Saliou Keita






































