Il y a des événements qui dépassent le simple cadre du divertissement pour devenir des marqueurs d’identité. Le Festival des Arts et du Rire (FAR) de Labé en fait désormais partie. À l’annonce de sa 9ᵉ édition, prévue du 4 au 11 mai 2026, une certitude s’impose : la Guinée culturelle ne cesse de prendre de l’altitude.
Derrière cette montée en puissance, une figure : Mamadou Lamine Diallo, plus connu sous le nom de Mamadou Thug. À travers la structure Soudou Dardja Prod, l’initiateur du FAR ne se contente plus d’organiser un festival ; il façonne un véritable espace d’expression pour une génération d’artistes en quête de reconnaissance.
La conférence de presse tenue ce lundi n’avait rien d’anodin. Elle a réuni un écosystème culturel mobilisé, conscient que le FAR est devenu bien plus qu’un rendez-vous humoristique : un creuset où se forgent les talents, où se racontent les réalités sociales, et où se célèbre l’âme guinéenne.
Les témoignages d’artistes en disent long. Pathé Moloko, figure respectée de la musique pastorale, a lancé un appel clair à la mobilisation, soulignant l’importance de soutenir une initiative qui révèle, année après année, des talents souvent restés dans l’ombre. Même tonalité du côté de Sona Seck, qui voit dans le FAR une pépinière artistique ayant contribué à l’émergence de nouvelles voix dans l’humour, le cinéma et la scène culturelle.
Mais cette 9ᵉ édition ne se contente pas de capitaliser sur ses acquis. Elle affiche une ambition renouvelée. Avec le Sénégal comme pays invité d’honneur et la présence annoncée de figures majeures du cinéma et de la musique africains, le FAR franchit un cap : celui de l’internationalisation assumée.
Au-delà des projecteurs et des scènes, c’est une dynamique plus profonde qui se dessine. Celle d’une Guinée qui redonne à la culture la place stratégique qu’elle mérite dans son développement. Car derrière les éclats de rire, il y a une économie culturelle en gestation, un tourisme à valoriser, et une jeunesse à accompagner.
En assurant que toutes les dispositions sont prises pour le succès de l’événement, Mamadou Thug ne promet pas seulement une édition réussie. Il affirme une vision : celle d’un festival durable, structurant et porteur d’avenir.
Du 4 au 11 mai, Labé ne sera pas seulement une ville en fête. Elle sera le symbole d’un pays qui, par la culture, écrit une autre page de son rayonnement.
Fatimatou Diallo

































