La Direction générale des élections (DGE) a clôturé dans la nuit du jeudi 4 au vendredi 5 juin la proclamation des résultats provisoires des élections législatives du 31 mai 2026. L’annonce la plus attendue concernait la répartition des 49 sièges de députés élus à la proportionnelle sur la liste nationale, dessinant les premiers contours de la future Assemblée nationale.
Selon les chiffres publiés, le taux de participation s’élève à 52,87 %, dans un scrutin marqué par une dispersion des voix et une forte pluralité de formations politiques représentées au Parlement.
Une Assemblée éclatée entre plusieurs forces politiques
En tête de la répartition provisoire, l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP) arrive en première position avec 636 900 voix, obtenant 9 sièges. Elle est suivie du Nouveau Départ (ND) et du Rassemblement Guinéen du Travail (RGT), qui décrochent chacun 7 sièges, confirmant leur poids dans ce scrutin.
Le FIDEL s’adjuge 6 sièges, tandis que l’UDD en obtient 5. Les autres formations politiques se partagent des scores plus modestes mais significatifs dans une logique de représentation élargie.
Plusieurs partis dits de plus petite envergure parviennent également à entrer dans l’hémicycle, chacun décrochant un siège, parmi lesquels le PACTE, le RGA, le Bloc Libéral (BL), le PADES, le RDN, l’ARP, l’ANN, le NGR, l’UDG, le RGP, l’ADC, l’UFC et le RRD.
Une diversité politique confirmée
Parmi les élus figurent de nombreuses figures connues de la scène politique nationale, issues aussi bien des partis de la mouvance que de l’opposition ou de formations émergentes. Cette configuration confirme la fragmentation de l’échiquier politique guinéen et l’entrée dans une Assemblée nationale fortement pluraliste.
Une étape encore provisoire
Ces résultats restent toutefois provisoires. Conformément à la loi électorale, la Cour suprême devra examiner d’éventuels recours avant la proclamation définitive des résultats et l’installation officielle de la nouvelle Assemblée nationale.
En attendant, cette première photographie du futur Parlement laisse entrevoir un hémicycle morcelé, où les équilibres politiques dépendront largement des futures alliances et dynamiques de travail entre les différentes formations représentées.
Saliou Keita



































