Les résultats provisoires des élections législatives du 31 mai 2026 dessinent déjà les contours de la future Assemblée nationale. Avec un taux de participation de 52,87 %, le scrutin a permis l’élection provisoire de 49 députés au titre de la représentation proportionnelle sur la liste nationale. Parmi eux, plusieurs figures majeures de la vie politique guinéenne, dont certaines ont marqué l’histoire institutionnelle récente du pays.
Mais au-delà des chiffres et des équilibres partisans, un nom retient particulièrement l’attention : celui d’Aboubacar Sylla. Président de l’Union des forces du changement (UFC), ancien ministre de la Communication et ancien porte-parole du gouvernement, l’homme politique signe un retour remarqué au sein de la représentation nationale.
Figure respectée du paysage politique guinéen depuis plusieurs décennies, Aboubacar Sylla s’est imposé comme l’un des acteurs les plus constants du débat public. Reconnu pour sa maîtrise des dossiers nationaux, son sens du dialogue et son attachement aux institutions républicaines, il apporte à la future Assemblée nationale une expérience précieuse à un moment où la Guinée s’engage dans la consolidation de sa Ve République.
Son élection constitue également une consécration pour l’UFC, formation politique qui, malgré les turbulences de la vie politique nationale, a su préserver son identité et sa présence sur l’échiquier politique. Pour de nombreux observateurs, la présence d’Aboubacar Sylla dans l’hémicycle pourrait contribuer à enrichir la qualité des débats parlementaires et à renforcer le rôle de contrôle et de proposition de l’Assemblée nationale.
La liste des élus comprend également d’autres personnalités de premier plan, notamment Dansa Kourouma, ancien président du Conseil national de la transition, Ousmane Kaba, ancien ministre de l’Économie et des Finances, Jean Paul Cedy, ancien ministre de l’Éducation nationale, ainsi que Dre Makalé Traoré, figure du dialogue social et présidente du Parti de l’action par le travail (PACT).
Le scrutin a également révélé une nouvelle génération de responsables politiques. L’élection de Hadja Idrissa, ancienne présidente du Club des jeunes filles leaders de Guinée, symbolise cette volonté de renouvellement et pourrait faire d’elle la plus jeune députée de la prochaine législature.
Cette nouvelle Assemblée nationale apparaît ainsi comme un carrefour entre expérience et renouveau. Toutefois, parmi les figures appelées à jouer un rôle déterminant dans les années à venir, Aboubacar Sylla se distingue par son parcours, sa connaissance des institutions et sa capacité reconnue à privilégier le dialogue dans la recherche de solutions aux défis nationaux. Son retour au Parlement constitue, pour ses partisans comme pour de nombreux observateurs, l’assurance que la voix de l’expérience continuera de compter dans les grandes orientations de la République.
A Amadou Diallo




































