Depuis son exil forcé, Cellou Dalein Diallo continue de faire entendre sa voix. À Montréal, devant ses partisans, le président de l’UFDG a une nouvelle fois affiché la fermeté qui caractérise son combat politique. Ni la suspension de son parti par les autorités de transition, ni l’incertitude qui plane sur le processus électoral ne semblent entamer sa détermination.
« Notre ambition, c’est de conquérir le pouvoir », affirme-t-il sans détour. Mais la conquête qu’il revendique n’est pas celle de la force : elle se veut démocratique, fondée sur le respect des droits et libertés, socle de son discours. En dénonçant les « menaces qui pèsent sur les aspirations de notre peuple », Dalein se positionne en gardien des valeurs républicaines face aux dérives autoritaires.
Dans son intervention, il martèle qu’aucun compromis n’est possible avec la violation des droits fondamentaux. Peu importe qui dirige, prévient-il, son combat restera le même : contraindre le pouvoir à respecter les libertés publiques et l’égalité des chances. Une ligne de principe qui nourrit son image d’homme intransigeant mais aussi, selon ses propres mots, d’homme « d’honneur » et « de justice ».
Cette intransigeance, Dalein la revendique comme une marque de constance. Il rappelle son passage de dix ans au gouvernement, sa réputation d’homme désintéressé de l’argent et la fidélité de ses anciens collaborateurs qui l’ont rejoint dans son parti. Autant d’arguments qu’il brandit pour conforter sa crédibilité auprès de ses militants.
À l’heure où la Guinée s’apprête à entrer dans une nouvelle phase politique, l’écho de son discours résonne bien au-delà de Montréal. Car au fond, le message de Dalein est clair : il n’acceptera jamais de compromis sur la démocratie, quitte à rester le principal caillou dans la chaussure de ceux qui confondent pouvoir et impunité.
Amadou Diallo






































