À Conakry, l’insécurité n’est plus une rumeur, c’est une réalité qui s’invite chaque jour dans le quotidien des habitants. Le vol à l’arraché, devenu la signature des délinquants urbains, dicte sa loi dans les rues, impose la peur et grignote peu à peu la confiance des citoyens. Cette fois, la police dit stop — et veut le faire savoir.
Ce vendredi 14 novembre 2025 marque un tournant : la Direction Générale de la Police Nationale a lancé une nouvelle stratégie opérationnelle, pensée comme une riposte directe à cette criminalité fulgurante. Sur la place d’armes du ministère de la Sécurité, le décor était clair : seize motos flambant neuves, mises à disposition des unités d’élite — GIPPN, BAC, GMIS et BRI. La mobilité comme arme. La vitesse comme réponse à la vitesse.
Le message du patron de la police, Djénaba Sory Camara, n’a laissé aucune marge d’interprétation. Ton grave, consignes strictes : ces unités doivent être prêtes « à tout moment et sur tout le terrain ». L’objectif est assumé — reprendre chaque coin de rue où la peur a remplacé la tranquillité.
En recevant ce matériel, le Contrôleur Général de Police Ibrahima Sory Diabaté, Directeur central des GMIS, a parlé au nom des forces engagées. Pour lui, il ne s’agit pas simplement d’un appui logistique, mais d’un signal politique clair : celui d’une volonté de reprendre la main sur une ville où les criminels pensaient avoir gagné du terrain.
L’offensive est lancée. Reste désormais à savoir si elle sera à la hauteur d’une insécurité qui, elle, n’a jamais ralenti. Conakry attend, et observe.
Fatimatou Diallo






































