Au lendemain d’un nouvel accident meurtrier à Mamou, le président de l’ADC-BOC, Dr Ibrahima Sory Diallo, pointe du doigt l’indiscipline, la vétusté des routes et le laxisme des contrôles. Pour lui, la lutte contre l’insécurité routière exige une responsabilité collective.
Les accidents de la circulation continuent d’endeuiller la Guinée, aussi bien à Conakry que dans les villes de l’intérieur. Malgré les alertes répétées, le phénomène persiste et suscite de plus en plus d’inquiétude. Interrogé ce lundi 24 novembre par notre rédaction à la suite d’un accident survenu à Mamou, le président de l’ADC-BOC, Dr Ibrahima Sory Diallo, évoque une « responsabilité partagée ».
Selon lui, les causes sont multiples : indiscipline au volant, insuffisance des contrôles, routes dégradées, et formation approximative des conducteurs. « Cela est dû au manque de réglementation du code de la route par les agents de la sécurité. Il y a des conducteurs qui ne respectent pas le code, qui conduisent n’importe comment sans être inquiétés. Les chauffeurs sont mal formés, tout le monde est pressé. En plus, on confie des camions à des enfants de 16 ans qui font des fantaisies dans la circulation. C’est de l’indiscipline totale », déplore-t-il.
Le leader de l’ADC-BOC insiste également sur l’état des infrastructures : « Les routes sont étroites, dégradées, loin des standards. Elles sont forcées. Tout cela entraîne des accidents », martèle-t-il.
Pour réduire les risques, Dr Diallo appelle à un changement immédiat de comportement. Il exhorte les conducteurs à respecter le code de la route et à adopter plus de prudence. Il recommande aussi aux forces de sécurité, en particulier à la police routière, de renforcer la réglementation en procédant à des contrôles stricts des permis de conduire, en tenant compte de l’âge et de l’état de santé des chauffeurs.
Un appel qui résonne une fois de plus comme un avertissement face à une hécatombe qui ne cesse de s’aggraver.
Marliatou Sall






































