Un incendie d’une rare violence a ravagé, mercredi 26 novembre, le complexe résidentiel Wang Fuk Court, à Tai Po, dans le nord de Hong Kong, faisant au moins 65 morts, selon le dernier bilan des pompiers. Il s’agit du sinistre le plus meurtrier depuis des décennies dans la ville.
Sept des huit tours datant de 1983 ont pris feu. Sur place, un journaliste de l’AFP a décrit des craquements intenses, probablement liés aux échafaudages en bambou entourant le bâtiment, avant que d’immenses flammes n’engloutissent les étages supérieurs. Dix pompiers ont été blessés en tentant de maîtriser l’incendie.
Propagation fulgurante, trois suspects arrêtés
Les autorités affirment que le feu s’est propagé de manière « inhabituelle ». Des matériaux inflammables — planches en mousse posées sur les fenêtres, filets de sécurité en plastique — utilisés dans les travaux de rénovation en cours pourraient avoir accéléré les flammes. Hong Kong était par ailleurs en alerte rouge en raison d’un temps très sec et de vents violents.
Trois hommes ont été arrêtés, soupçonnés d’homicide involontaire. Le président chinois Xi Jinping a présenté ses condoléances et appelé à « tout mettre en œuvre » pour limiter le nombre de victimes.
Des tours calcinées et une enquête en cours
Jeudi soir, les pompiers avaient éteint les flammes dans quatre des tours et maîtrisaient le feu dans trois autres, encore fumantes. Certains survivants affirment que les alarmes incendie ne se sont pas déclenchées et dénoncent des imprudences répétées sur le chantier.
Hong Kong, mégapole ultra-dense et verticalisée avec plus de 560 gratte-ciels dépassant 150 mètres, a déjà connu un incendie lié à des échafaudages le mois dernier, qui avait fait quatre blessés.
Une enquête complète est en cours pour déterminer les circonstances exactes de cette catastrophe.
Source: Rfi






































