À Washington, sous l’égide de Donald Trump, les présidents rwandais et congolais ont signé les « accords de Washington pour la paix et la stabilité », en présence de plusieurs chefs d’État africains. Une étape symbolique, mais la réalité sécuritaire reste explosive dans l’est de la RDC, où de nouveaux affrontements ont encore été signalés au Sud-Kivu ces derniers jours.
Après près d’un an de blocages, Kinshasa et Kigali ont paraphé trois types d’accords : un accord de paix visant un cessez-le-feu permanent et le désarmement des groupes armés, un cadre d’intégration économique pour assainir les chaînes d’approvisionnement en minerais, et deux accords bilatéraux offrant aux États-Unis un accès élargi aux ressources stratégiques.
Mais aucun mécanisme contraignant n’est prévu, et l’application des engagements reste conditionnée à deux préalables : la neutralisation des FDLR pour Kigali et le retrait des troupes rwandaises pour Kinshasa. Sur le terrain, la désescalade se fait attendre, tandis que les déplacements forcés de populations se poursuivent.
Si Washington promet des investissements massifs et assure que « tout le monde va gagner beaucoup d’argent », la mise en œuvre du processus s’annonce longue. Entre exigences sécuritaires, négociations régionales et incertitudes autour des discussions avec l’AFC/M23 à Doha, la paix entre les deux voisins reste pour l’instant un horizon plus qu’une réalité.
Source: Rfi






































