À la veille de la publication de leur rapport semestriel, des experts mandatés par le Conseil de sécurité de l’ONU accusent l’armée rwandaise (RDF) et le mouvement rebelle M23 de graves exactions dans l’est de la République démocratique du Congo. Selon leurs conclusions, les deux forces auraient mené des exécutions sommaires, procédé à des arrestations arbitraires et provoqué des déplacements massifs de civils.
Ces accusations interviennent alors que Kinshasa et Kigali ont signé, le 4 décembre à Washington, un accord censé mettre fin au conflit. Les enquêteurs affirment pourtant que « 6 000 à 7 000 soldats rwandais » restent déployés dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, participant directement aux opérations du M23 contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Le rapport décrit un « ciblage délibéré » de membres présumés des FDLR et de civils hutu, dont les habitations auraient été systématiquement incendiées. Déjà pointé pour son rôle dans la prise de Goma, le Rwanda continue de nier tout soutien au M23. L’ONU attribue cependant au mouvement rebelle près de 45 % des exécutions documentées entre avril et octobre, en faisant le principal auteur des violations des droits humains dans la région.
Source: jeune Afrique






































