Dans les cours d’école déjà animés par la fièvre de fin d’année, un calme inédit s’annonce. Le gouvernement a décidé la fermeture exceptionnelle de tous les établissements publics et privés du 15 décembre 2025 au 4 janvier 2026, une mesure annoncée ce jeudi 11 décembre à l’issue du Conseil des ministres.
C’est le ministre porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, qui a rendu publique la décision. Selon lui, l’instruction vient directement du chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya, soucieux d’éviter que « les élèves, étudiants, enseignants et encadreurs ne soient affectés par l’engouement citoyen lié aux campagnes électorales dans certaines localités ».
Sur le terrain, cette mise en congé exceptionnelle vise surtout à libérer les infrastructures scolaires mobilisées pour l’organisation du scrutin présidentiel du 28 décembre. Le Président de la République a ainsi demandé aux trois ministres en charge de l’éducation de suspendre les cours sur toute l’étendue du territoire, et ce jusqu’au 2 janvier 2026 inclus.
Dans les ministères comme dans les écoles, l’annonce a suscité un mélange d’étonnement et de résignation. « Les cours reprendront le lundi 5 janvier 2026 », a précisé Ousmane Gaoual Diallo, rappelant que la priorité nationale, en cette période, est d’assurer un scrutin sécurisé et fluide.
Entre inquiétude des parents, soulagement de certains élèves et adaptation des enseignants, le pays s’apprête à vivre une trêve scolaire imposée… au rythme d’une élection décisive.
Maliatou Sall






































