Réunis à Bamako, les chefs d’État du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont tenu le deuxième sommet de la Confédération des États du Sahel (AES), marqué par des décisions structurantes sur les plans politique, sécuritaire, financier et médiatique. Malgré des signaux de tensions en amont, le trio a affiché une entente de façade et une volonté commune d’accélérer l’intégration sahélienne.
À l’issue des travaux, le capitaine Ibrahim Traoré a été désigné président de la Confédération pour un mandat d’un an, succédant au général Assimi Goïta. Les dirigeants ont également inauguré la Télévision de l’AES, nouvel outil de communication confédérale, ainsi que la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), dotée d’un capital initial de 500 milliards de francs CFA.
Sur le plan sécuritaire, la création officielle de la Force unifiée de l’AES a été actée. Forte à terme de 5 000 soldats, cette force conjointe vise à mutualiser les moyens militaires pour lutter contre la menace jihadiste dans l’espace sahélien.
Ce sommet confirme l’ambition des trois régimes de faire de l’AES une entité géopolitique autonome, malgré un contexte régional et interne toujours sous tension.
La rédaction






































