À Conakry, chaque mètre d’asphalte est un message politique. Dans quelques instants, le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire national donnera le coup d’envoi des travaux de construction et d’aménagement de la route Tombo–Port autonome. Un chantier de 2,3 kilomètres, deux voies, mais une portée bien plus large que sa simple longueur.
Ce projet s’inscrit dans une ambition claire : fluidifier la circulation, renforcer la sécurité routière et réconcilier la capitale avec une mobilité plus rationnelle. À l’heure où Conakry étouffe sous la congestion et les infrastructures vieillissantes, cette route apparaît comme une réponse concrète à un problème quotidien, trop longtemps relégué au rang des promesses.
Au-delà de l’aspect technique, la route Tombo–Port autonome est aussi un symbole. Elle relie un point stratégique du centre-ville à l’un des poumons économiques du pays. En améliorant cette connexion, l’État affirme sa volonté de soutenir l’activité portuaire, de faciliter les échanges et, in fine, de stimuler le développement socio-économique national.
Reste désormais l’épreuve du terrain : celle du respect des délais, de la qualité des travaux et de l’impact réel sur la vie des usagers. Car en matière d’infrastructures, l’enjeu n’est plus d’annoncer, mais de livrer.
Amadou Diallo





































